Le format greensome bouscule les habitudes au golf en ajoutant une vraie dimension d’équipe et de stratégie. Vous en entendez parler en compétition ou entre amis, mais ses règles et subtilités restent souvent floues. Voici un guide clair et pratique pour comprendre le greensome, le jouer correctement et l’utiliser pour mieux scorer sans perdre le plaisir du jeu.
Comprendre simplement le greensome au golf

Avant de penser stratégie, il est essentiel de maîtriser les bases du greensome. Ce format de jeu en équipe a ses propres règles, ses variantes et ses spécificités par rapport au scramble ou au foursome. En quelques minutes, vous aurez une vision nette de ce qui le distingue et de la façon dont il se joue concrètement.
Comment fonctionne précisément le format greensome en équipe de deux joueurs
Le greensome se joue par équipes de deux joueurs. Au départ de chaque trou, les deux partenaires tapent leur drive. L’équipe choisit ensuite la balle la mieux placée et abandonne l’autre. À partir de cette balle retenue, les joueurs jouent en alternance jusqu’au trou, exactement comme en foursome. Cette mécanique offre un double avantage : sécuriser la mise en jeu avec deux tentatives, puis optimiser les coups suivants avec un jeu coordonné.
Par exemple, si votre partenaire tape un drive au milieu du fairway à 210 mètres et que vous envoyez le vôtre dans le rough à 230 mètres, vous privilégierez probablement la balle du fairway. Le joueur qui n’a pas tapé cette balle jouera alors le deuxième coup, et vous continuerez à alterner jusqu’à ce que la balle soit au fond du trou.
Différences clés entre greensome, foursome et scramble sur un parcours
Ces trois formats se ressemblent mais comportent des nuances importantes. En foursome, un seul joueur drive par trou (en alternance selon les trous pairs et impairs), ce qui limite les options et augmente la pression. En scramble, chaque joueur tape tous ses coups, et l’équipe choisit systématiquement la meilleure balle à chaque fois, ce qui rend le jeu plus simple et les scores très bas.
Le greensome se situe entre les deux : il combine la sécurité du scramble au départ (deux drives) avec la discipline du foursome ensuite (jeu alterné). Cela crée un équilibre entre performance collective et responsabilité individuelle, tout en restant accessible aux joueurs de niveaux différents.
| Format | Drives par trou | Sélection de balle | Jeu ensuite |
|---|---|---|---|
| Greensome | 2 (les deux joueurs) | Une fois au départ | Alterné |
| Foursome | 1 (alternance par trou) | Aucune | Alterné |
| Scramble | 2 (les deux joueurs) | À chaque coup | Les deux jouent |
Les variantes courantes du greensome : chapman, greensome stableford, match play
Le Chapman, aussi appelé Pinehurst, ajoute une étape supplémentaire. Les deux joueurs tapent leur drive, puis chacun joue le deuxième coup avec la balle de l’autre. C’est seulement après ces deux coups que l’équipe choisit la meilleure balle et continue en alterné. Ce format pimente encore plus la stratégie et valorise la polyvalence.
Le greensome peut aussi se jouer en stableford, où vous comptez les points selon votre score net par trou, ou en match play, où chaque trou est un mini-duel. En match play greensome, la gestion de la pression trou par trou devient cruciale, car il n’y a pas de filet de sécurité sur l’ensemble du parcours.
Règles du greensome et gestion des handicaps
Une fois le principe compris, la vraie question porte souvent sur le calcul des coups rendus et l’application des règles de golf. Le greensome obéit aux règles de base du Royal & Ancient, mais comporte des spécificités pour le handicap et l’ordre de jeu. En maîtrisant ces points, vous évitez les litiges sur le parcours et vous profitez pleinement de la partie.
Comment se calcule le handicap en greensome selon les recommandations officielles
En greensome, l’index de l’équipe ne correspond pas à la simple moyenne des deux joueurs. La formule recommandée est généralement 60 % de l’index du meilleur joueur + 40 % de l’index du second. Par exemple, si vous jouez à 10 d’index et votre partenaire à 20, le calcul donne : (10 × 0,6) + (20 × 0,4) = 6 + 8 = 14. Votre équipe joue donc avec un index de 14.
Certaines compétitions ajustent ces pourcentages (parfois 50/50 ou 70/30) selon le niveau des participants ou le parcours. Il est donc important de vérifier le règlement local avant de vous lancer. Ces ajustements visent à maintenir l’équité entre les équipes et à éviter qu’une paire de très forts joueurs n’écrase la compétition.
Ordre de jeu, départs, pénalités : ce qu’il faut absolument respecter
Au départ, les deux joueurs doivent obligatoirement taper leur drive. Une fois la balle choisie, c’est le joueur qui n’a pas tapé cette balle qui doit jouer le coup suivant. Ensuite, l’alternance se poursuit jusqu’au trou. Si vous jouez un coup hors tour, c’est-à-dire que le mauvais joueur tape, vous encourez une pénalité de deux coups en stroke play.
Les règles habituelles s’appliquent pour les situations de jeu : balle perdue, hors limites, obstacles d’eau, bunkers. Si votre balle termine dans un obstacle, c’est le joueur suivant dans l’ordre alterné qui joue le coup de pénalité, exactement comme en foursome. Cette rigueur dans l’ordre de jeu fait partie du charme et du défi du greensome.
Faut-il adapter l’index minimum ou maximum pour organiser un greensome
Pour maintenir l’intérêt sportif, certains clubs fixent des limites. Par exemple, interdire qu’une équipe réunisse deux joueurs dont l’index combiné est trop faible (disons moins de 8), ou au contraire trop élevé (au-delà de 45). D’autres imposent un écart maximal entre les deux partenaires, pour éviter qu’un joueur scratch ne porte seul un débutant.
Ces règles internes ne sont pas universelles, mais elles rendent les compétitions plus homogènes et plus agréables. Elles encouragent aussi la formation de binômes équilibrés, où chacun apporte sa contribution plutôt que de se reposer sur son partenaire.
Stratégie greensome : choisir son partenaire et son plan de jeu

Le charme du greensome repose sur la complémentarité entre partenaires et la stratégie de parcours. En réfléchissant à qui vous accompagne, à qui joue en premier et à la manière de gérer les trous difficiles, vous pouvez transformer un simple duo en véritable binôme performant. Cette partie vous aide à faire des choix lucides plutôt qu’au hasard.
Comment bien choisir son partenaire de greensome pour optimiser vos forces
Un bon partenaire de greensome n’est pas forcément celui avec qui vous passez le plus de temps au club-house. Recherchez quelqu’un dont le jeu compense vos faiblesses. Si vous tapez long mais irrégulier, associez-vous avec un joueur plus court mais très régulier au départ. Si vous excellez au putting mais que votre jeu long manque de précision, trouvez un partenaire solide sur les approches.
Discutez franchement avant la partie : qui est à l’aise sur les par 3 ? Qui gère mieux la pression sur les putts courts ? Cette conversation simple permet de bâtir une stratégie cohérente et d’éviter les hésitations sur le parcours. La complicité et la communication sont souvent plus importantes que le niveau brut de jeu.
Sur quels trous privilégier la sécurité ou l’attaque au départ
Sur les trous étroits bordés d’arbres ou d’eau, il est judicieux que l’un des deux joueurs assure avec un club moins risqué (bois 3 ou fer long) pendant que l’autre tente le driver. Vous garantissez ainsi qu’au moins une balle reste en jeu. Sur les par 5 dégagés, les deux joueurs peuvent taper driver sans retenue : même si l’un part dans le rough, l’autre aura peut-être un superbe angle d’attaque.
Cette répartition des rôles au départ est l’un des grands atouts du greensome. Elle permet de jouer agressif quand c’est pertinent, tout en gardant une sécurité. Par exemple, sur un par 4 de 350 mètres avec un green accessible, un joueur peut viser le green au driver pendant que l’autre pose la balle au milieu du fairway.
Faut-il toujours choisir la meilleure balle ou parfois garder une option prudente
La balle la plus longue n’est pas toujours la meilleure. Si elle finit derrière un arbre ou dans une pente difficile, elle peut compliquer le coup suivant. À l’inverse, une balle 15 mètres plus courte mais bien placée au milieu du fairway ouvre le green et facilite l’approche. Pensez toujours au coup d’après avant de choisir.
Un autre facteur à considérer : quel joueur tapera le prochain coup selon la balle choisie ? Si votre partenaire excelle au fer 7 et que la balle retenue lui laissera justement ce club en main, cela peut influencer votre décision. Le greensome récompense cette réflexion tactique à plusieurs niveaux.
Conseils pratiques pour progresser en greensome et prendre plus de plaisir
Au-delà des règles et de la stratégie, le greensome est avant tout un format ludique et convivial. Avec quelques réflexes simples, vous pouvez améliorer vos résultats tout en allégeant la pression sur chacun des coups. Ces conseils sont pensés pour des golfeurs amateurs qui veulent à la fois performer et garder le sourire sur le parcours.
Quels entraînements spécifiques mettre en place pour mieux jouer en greensome
Sur le practice, simulez des situations de greensome avec votre partenaire. Tapez chacun un drive, choisissez la meilleure balle, puis jouez en alternance jusqu’au green d’entraînement. Cela vous habitue au rythme du jeu en équipe et à la prise de décision rapide.
Travaillez aussi les coups à partir de positions inhabituelles : si vous jouez rarement depuis le rough épais ou derrière un obstacle, entraînez-vous dans ces conditions. En greensome, vous devrez parfois jouer des coups que vous n’auriez jamais choisis en stroke play individuel. Plus vous êtes à l’aise dans ces situations, moins vous stresserez en compétition.
Gestion mentale en greensome : comment éviter de culpabiliser après un mauvais coup
Dans ce format, la pression de ne pas décevoir son partenaire peut vite devenir écrasante. Convenez dès le premier trou que l’erreur fait partie du jeu et qu’aucun commentaire négatif ne sera toléré. Un simple « pas de souci, on gère » après un mauvais coup détend l’atmosphère et permet de mieux rebondir.
Rappelez-vous aussi que votre partenaire fera des erreurs. Accueillez-les avec bienveillance, et vous créerez un climat de confiance qui profite aux deux joueurs. Beaucoup de pars inespérés naissent de cette solidarité, quand un joueur sauve le coup raté de l’autre avec un chip miraculeux ou un long putt.
Pourquoi le format greensome est idéal pour des compétitions amicales au club
Le greensome mélange suffisamment de challenge et de tolérance pour convenir à des niveaux variés. Les joueurs expérimentés apprécient la dimension tactique et la nécessité de bien gérer l’ordre de jeu. Les joueurs moins aguerris se sentent soutenus par leur partenaire et moins exposés que en stroke play individuel.
Beaucoup de clubs l’utilisent pour des rencontres inter-sections, des trophées entreprise ou des journées portes ouvertes. Le format encourage les échanges, les rires et la cohésion, tout en préservant un vrai enjeu sportif. C’est cette combinaison qui fait du greensome l’un des formats préférés pour les événements conviviaux où le lien social compte autant que la carte de score.
En résumé, le greensome offre un équilibre rare entre stratégie, performance collective et plaisir partagé. Avec des règles claires, une bonne préparation et un partenaire bien choisi, vous transformerez vos parties en véritables moments de golf intelligent et complice. À vous de jouer !
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